“à bout”, des agriculteurs bloquent l’accès à Lascaux 2

Ils sont désormais une petite vingtaine à manifester aux abords du fac-similé, à Montignac. “On est raisonnables, mais on est à bout”, prévient le secrétaire général des producteurs de lait

Dordogne : "à bout", des agriculteurs bloquent l'accès à Lascaux 2
Le barrage a été mis en place ce mardi matin vers 7 heures. ©

pierre fock

Depuis ce mardi à 7 heures, des agriculteurs périgourdins bloquent l’accès au fac-similé de Lascaux, à Montignac (24). Cinq tracteurs et deux bennes (dont une remplie de purin, peut-être destinée à être déversée ultérieurement) sont garés sur la route. Des banderoles ont été déployées.

Cette action coup de poing, décidée dans la nuit, dans un contexte de mobilisation nationale devrait se poursuivre toute la journée. Les visites pourraient donc être impossibles sur le site, l’un des plus visités de Dordogne.

C’est désormais une petite vingtaine d’agriculteurs (dont certains se réclamant de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs, mais principalement de la Fédération départementale des producteurs de lait) qui sont sur place. Le rassemblement avait débuté avec une dizaine de personnes.

Parmi les manifestants, le secrétaire général de la FDPL Thierry Dupuy, lui-même laitier à Bars, près de Thenon, explique : “Les producteurs de lait ne peuvent plus vivre, comme les éleveurs en général (…).” En cause, la forte baisse des prix d’achat du lait par les transformateurs depuis la fin 2014 : “De 360 euros les 1000 litres, on est passé à 300 euros, martèle Thierry Dupuy. Et cela pourrait être 280 euros en fin d’année.” Une manifestation est d’ailleurs programmée jeudi devant Fromarsac, qui fabrique notamment les fromages Tartare, à Marsac, près de Périgueux.

“Les transformateurs se servent du système”, juge Thierry Dupuy qui attend que les pouvoirs publics interviennent et fassent pression sur les industriels du lait.

“On est raisonnables, mais on est à bout, prévient-il. Je ne sais pas si on pourra longtemps tenir nos troupes.” Et de justifier le blocage de Lascaux 2 : “S’il n’y a plus d’élevage, ce n’est pas la peine de faire Lascaux 4, il n’y aura plus de tourisme en Dordogne. Sans l’agriculture, il n’y aurait pas ces paysages…”

Le président du Conseil départemental Germinal Peiro s’est rendu sur place, pour négocier avec les manifestants.

Des banderoles pour faire passer le message de détresse des agriculteurs.© Photo pierre fock

Source : Sudouest

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