les troublantes révélations d’une ex-compagne de Charb

 

Selon Valérie M., le directeur de Charlie Hebdo, tué dans l’attaque, aurait noué des liens avec des riches « hommes d’affaires, notamment du Proche-Orient »

 

Elle dit ne pas « vouloir s’exposer », mais veut « connaître la vérité ». Dans un entretien accordé au Parisien, Valérie M., désignée par les enquêteurs comme étant une ancienne compagne de Charb, revient sur l’attentat de Charlie Hebdo. Et certaines de ses confidences sont plus que troublantes.

Des contacts au Proche-Orient

Elle commence par expliquer sa liaison avec le directeur de l’hebdomadaire tué dans l’attaque. « Ce n’était rien de continu », se justifie-t-elle alors qu’une relation est également revendiquée par Jeannette Bougrab.

« Il faut comprendre que Charb rejetait l’idée même d’une relation sérieuse et se voyait comme un éternel célibataire (…) Notre histoire n’avait donc rien d’exclusive. »

Valérie M. raconte s’être trouvée avec Charb le matin de l’attaque des frères Kouachi. Après être parti cherché des croissants à la boulangerie, Charb serait revenu avec « un air soucieux » inhabituel. Il avait repéré une voiture noire aux vitres teintées en bas de son immeuble. Selon elle, il répétait : « C’est bizarre cette voiture ».

Mais celle qui veut garder l’anonymat ne s’arrête pas là.  Elle ajoute que Charb était, les mois précédant l’attentat, à la recherche de fonds pour sauver Charlie Hebdo qui connaissait alors de graves difficultés financières. « Il devait trouver 200 000 euros », précise-t-elle. Dans cette quête, elle explique qu’il était en relation avec « beaucoup de personnes différentes » parmi lesquelles des riches « hommes d’affaires, notamment du Proche-Orient « .

La veille de l’attentat, Charb avait également confié avoir trouvé l’argent. Mais Valérie M. n’a « pas cherché à en savoir plus (…) je lui ai dit que cela pouvait être dangereux. »

Un mystérieux cambriolage après l’attaque

Autre information troublante révélée par l’ancienne compagne : le cambriolage de l’appartement de Charb trois jours après l’attentat. « Des dessins et son ordinateur portable ont été emportés », résume-t-elle. Mais Valérie M. s’étonne que les enquêteurs, qui ont écouté son témoignage, ne s’y soient pas intéressés de plus près. Selon elle, « il paraît indispensable de retrouver cet ordinateur qui contient sûrement des informations indispensables à l’enquête ».

Pour expliquer l’attentat du 7 janvier dernier, Valérie M. considère qu’on « ne peut pas se contenter de la seule thèse du terrorisme islamiste » :

« J’ai le sentiment que la vérité sur l’attentat de « Charlie Hebdo » est encore loin, et je veux faire tout mon possible pour qu’elle éclate. Je m’étonne que les enquêteurs ne cherchent pas à savoir si d’autres personnes ou d’autres intérêts pourraient se cacher derrière les frères Kouachi. »

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