France : USA mafia CIA no

Cuba pueblo Castro si, USA mafia CIA no!

Tout le monde connaît l’épisode de la Baie des Cochons, du monde qui retient son souffle devant la possible apocalypse nucléaire

Quand le dictateur cubain Fulgencio Batista décampe de La Havane, le 1er janvier 1959, ses protecteurs américains savent que tout est foutu. L’île tombe entre les mains du pas encore socialiste Fidel Castro. Il le deviendra opportunément un peu plus tard, suite aux provocations (débarquement raté) et aux menaces (tentatives d’assassinat sur sa personne de Premier ministre) du grand voisin nord-américain, afin d’obtenir la protection des Soviétiques. Tout le monde connaît l’épisode de la Baie des Cochons, du monde qui retient son souffle devant la possible apocalypse nucléaire, et enfin l’apaisement Kennedy/Khrouchtchev.

Pourquoi est-ce qu’on vous raconte tout cela, qui est archiconnu ?
Parce que nous savons désormais que les États-Unis ont tout tenté pour abattre le pouvoir cubain, dont le peuple a plus souffert pendant un demi-siècle du blocus américain que du communisme appliqué à l’île. Les habitants sont malgré tout passés de la misère à la pauvreté, avec des hôpitaux et des écoles, ce dont ils ne bénéficiaient pas sous la domination américaine, qui désirait juste produire du dollar à partir des casinos et du tourisme.
Dans le documentaire diffusé sur Arte le 26 mai 2015, ainsi s’exprime l’écrivain cubain Enrique Cirules, à propos de la situation prérévolutionnaire de son pays :

« On a créé de façon intentionnelle une situation intenable, anarchie, gangstérisme, instabilité, corruption, un ensemble d’événements qui a permis à un groupe de militaires dirigés par Batista d’organiser le coup d’État de 1952. »

Petit rappel : en mars 1952, la CIA impose Batista au pouvoir, contre un gouvernement démocratiquement élu. Sur l’île, les mafieux italo-américains et juifs (de la bande à Meyer Lansky, à qui l’on doit l’idée de Las Vegas avec son coreligionnaire Bugsy Siegel) se partagent l’argent de la drogue, de la prostitution (il y a 100 000 « filles » à Cuba), des jeux, ainsi que du blanchiment, sans oublier le trafic d’or et de diamants. Les bénéfices sont énormes, le pouvoir américain ferme les yeux, car les multinationales étasuniennes en profitent, comme la United Fruit, dont l’un des dirigeants actionnaires n’est autre qu’Allen Dulles, le boss de la CIA. La collusion éhontée au plus haut niveau… Les amateurs de déterminisme historico-politique seront ravis d’apprendre que Prescott Bush, le grand-père de George W., possédait avant 1960 d’immenses domaines sur l’île ainsi que des concessions pétrolières…
L’avocat Castro provoque Batista et ses soutiens, qui répondent par une répression féroce : 20 000 opposants seront torturés et assassinés. Malgré une grande puissance de feu et l’appui américain, le régime pourri ne pourra pas tenir contre tout un peuple. Les Américains ne pardonneront jamais à Castro et aux Cubains, on l’a vu. Aujourd’hui, ces derniers réclament 150 milliards de dollars de réparations à leurs tourmenteurs…

 

 

Au-delà de l’Histoire, ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est, il y a plus de 60 ans, la capacité de la CIA – donc du gouvernement américain, qui ne peut ignorer la politique de ses propres services –, soutenue par la mafia, à déstabiliser un pays. Même si Cuba n’est pas la France, ou la Belgique, le parallèle interroge. Autrement dit, est-il possible qu’une nation souveraine, en 2016, subisse les foudres officielles et officieuses (qui ne sont évidemment pas connectées) des États-Unis pour s’être dérobée à sa sphère d’influence, comme source de profit ?

Précisons notre pensée : les Américains sont-ils capables d’engager des moyens à la fois diplomatiques et militaires pour déstabiliser un pays qui leur résiste ? La réponse est oui, puisqu’ils l’ont fait en Irak en 2003, en Iran en 1958, au Vietnam en 1964, etc., la liste est longue et consultable. Mais ce qui nous préoccupe, c’est la cible européenne : des pays comme la Belgique ou la France sont-ils attaquables de la même façon que l’Irak, pour avoir résisté d’une manière ou d’une autre à l’hégémonie américaine ?

Si oui, ce n’est pas selon un scénario irakien, avec tapis de bombes et intervention au sol. Le but est le même, seule la méthode diverge. On ne traite pas les « cousines » européennes à la façon de nations « étrangères », réputées inférieures. Car l’interventionnisme américain suppose au mieux du mépris, au pire du racisme. Les Allemands, pendant la Seconde Guerre mondiale, n’ont pas eu le même comportement à l’Ouest qu’à l’Est, même vis-à-vis des juifs : radical et féroce à l’Est, plus « diplomatique » ou moins barbare à l’Ouest. Moins de destruction humaine et matérielle, s’il fallait comparer.

 

 

Terrorisme, TAFTA, Cruyff et Benzema

Depuis début 2015, deux familles d’événements majeurs tombés du ciel secouent l’Europe : la vague migratoire monstre, et le terrorisme dit « islamiste ». Coincée par ses principes humanistes, l’Europe se perfore elle-même en accueillant les migrants, bafouant ainsi ses propres peuples et frontières. L’effet radieux Soros. De plus, elle subit une série d’attaques terroristes ciblées contre ses symboles : la République avec Paris, l’Union avec Bruxelles… Une double déflagration continue qui survient pendant les négociations du Traité transatlantique, le TAFTA. Qui sous-tend la volonté américaine d’arroser l’Europe – premier marché du monde – de ses produits, une Europe qui ouvrirait grandes ses portes et ses règlements.

Quand on étudie un événement tout seul, découpé de son contexte, on a peu de chances de le comprendre. Quand on l’associe à un autre événement, qui a lieu dans le même temps ou le même espace, on augmente ses chances. Heureusement, tous les événements ne sont pas tragiques, même si le tragique l’emporte dans l’esprit humain, en termes de mémorisation.

Ce vendredi 25 mars 2016, des centaines de millions de footballeurs et de supporteurs ont ainsi rendu un hommage personnel à celui qui a littéralement augmenté le foot : Yohan Cruyff. Il a apporté l’intelligence là où il n’y en avait pas forcément. Un sens tactique, une vision politique du jeu, qui ont conféré une force inconnue au collectif. Faut-il rappeler que Cruyff était un vrai gauchiste, qui a mis ses idées collectivistes en application, et avec brio ? En 1973, il choisit de jouer pour les Catalans du FC Barcelone, avec la tradition indépendantiste et républicaine qu’on lui connaît, plutôt que pour le prestigieux Real de Madrid, qu’il associait à Franco.

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Pendant la Coupe du Monde 1974, les Pays-Bas menés par le génie Cruyff écrasent les vieilles nations sud-américaines au football individualiste

 

Le « Hollandais volant » a transcendé toutes ses équipes (d’Ajax Amsterdam à la sélection des Pays-Bas), toute une génération, c’était révolutionnaire, et ça marchait. C’était beau, et efficace, tout ce que demande le peuple (aujourd’hui, à la place de De Gaulle et Cruyff, on a Hollande et Benzema). Preuve que le changement est possible, même si les hommes dans leur ensemble ne sont pas encore mûrs pour l’appliquer. Des étincelles de conscience dans le monde étriqué du foot et de la politique, il y en aura d’autres. On attendra mille ans, s’il le faut.

 

En attendant le Grand Jour plutôt que le Grand Soir, qui sent un peu la pénombre et le cachot, on devra encore se cogner des BHL et des Valls. BHL qui était, une énième fois EST coutume, invité de Pujadas dans DPDA sur France 2, hier soir. Des Paroles et des Actes, l’émission qui se demande pourquoi elle disparaît, avec des invités récurrents pareils. Une honte pour la République, pour la Culture, pour l’Intelligence. On retiendra de ces échanges, hormis les interventions plutôt dignes de Malika Sorel, l’autoritarisme de Pujadas quand un étudiant essaiera de placer son biscuit sur le plateau :

« Merci monsieur mais ici, seuls ceux qui sont invités peuvent s’exprimer. »

On a vu ça ! Si l’on n’est pas forcément du côté des jeunes manifestants, dont la fougue et le sens de la justice sont manipulés par Hamon et sa bande de filochards, pour faire pression sur la « gauche » de gouvernement (Valls, Macron, Cazeneuve), on capte le message : BHL a les clés de l’émission depuis des années, et un petit Français lambda peut se brosser pour 30 secondes d’antenne. Et on appelle ça le « service public » audiovisuel… une véritable escroquerie. On pétitionnera pour sauver la dernière émission politique du service public lorsqu’on sera invités à donner notre avis.
Tenez, si Meyer Lansky était vivant, sûr qu’il aurait été célébré par BHL comme bienfaiteur de l’Humanité.

 

* : Oui à Cuba, au peuple et à Castro, non aux États-Unis, à la mafia et à la CIA !

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