Oier Oa se trouve dans un centre de rétention

ce jeudi 18 juin, situé dans les Yvelines, dans la commune de Plaisir. Il pourrait être renvoyé vers le territoire espagnol.

L’ex-détenu basque Oier Oa Pujol se trouve dans un centre de rétention, à Plaisir, dans les Yvelines, depuis hier jeudi 18 juin. Il pourrait être renvoyé vers l’Etat espagnol.

« On attend que son éloignement soit organisé », a déclaré son avocate Me Maritxu Paulus-Basurco. Elle vient de déposer un recours « car son placement en centre de rétention administratif n’est pas nécessaire », poursuit-elle. En effet, le jeune père de famille aurait respecté « à la lettre » les conditions d’assignation à résidence. Elle espère « que son placement sera le plus court possible ».

« Lorsqu’ils m’ont emmené au centre de rétention je leur ai rappelé que dans le cas d’autres militants le procédé n’a pas été le même, la préparation de l’éloignement se faisait en même temps que leur assignation, raconte Oier Oa joint par téléphone, les expulsions avaient lieu directement, sans passer par un centre ».

O. Oa explique qu’il doit passer devant un juge administratif demain, vendredi 19 juin. Il lui fera la demande d’une remise en liberté, « il ne me l’accordera sûrement pas, regrette-t-il, je passerais donc lundi devant le juge des libertés ». Ce dernier pourrait rallonger son séjour en centre de détention de 20 jours, renouvelable une fois.

« Une garantie »

La Police lui aurait dit qu’il représente « un risque ». Pourtant O. Oa rappelle « qu'[il] n’a loupé aucun jour et qu'[il a même pris des initiatives pour trouver des solutions ». Une preuve qui sert de « garantie » pour lui.

Il a été interpellé lorsqu’il se rendait au commissariat de Sartrouville pour signer un document, comme il doit le faire trois fois par jour, depuis qu’il est assigné dans la commune. Depuis sa libération, Oier Oa est forcé de vivre à des centaines de kilomètres de sa famille.

Lors de son procès, il avait écopé d’une peine de prison et d’une interdiction de territoire français. Or, la justice française refusait de le remettre aux autorités espagnoles où un autre procès l’attendait. Depuis le classement de son dossier en Espagne, l’interdiction de territoire français entrait en vigueur. Il pourrait être renvoyé vers le territoire espagnol, se rapprochant de sa famille vivant à Larressore sans pour autant la rejoindre.

Source : Médiabask

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