Continuer à afficher la volonté de vivre en basque

Behatokia croit en la mobilisation citoyenne pour affirmer son droit à vivre pleinement en basque souvent mis à mal par l’Etat français.

Jeudi 18 juin, Behatokia (observatoire de la défense des droits concernant la langue basque) a fait part de la situation concernant le Pays Basque Nord en matière de droits linguistiques.

Faire ses courses, se soigner, se déplacer, s’informer… bref, vivre en basque, dans la pratique, n’est pas chose facile au Pays Basque. C’est en tout cas le constat de Behatokia. C’est pour cela « qu’il faut continuer à afficher notre volonté de vivre en basque », analyse Garbiñe Petriati, la directrice de Behatokia.

Avec Argitxu Etxandi, elle a commenté le rapport « situation des droits linguistiques au Pays Basque en 2014 », une fois l’avoir présenté. Un bilan en demi-teinte. Certes, des petites victoires sont à souligner comme la traduction de dépliants et de la signalisation de la clinique Capio ou du site de la maire de Géthary. Néanmoins, certaines situations n’ont pas bougé, comme celle d’une jeune luzienne qui n’a pas de carte d’identité depuis 2010, son patronyme n’étant pas correctement orthographié, avec le « ñ ».

Ce même sort est réservé aux Beñat, Eñaut ou Iñaxi, « certaines personnes ne peuvent pas vivre en basque à commencer par leur nom », regrette G. Petriati. L’observatoire a aussi reçu des réclamations par rapport à la signalisation en gare d’Hendaye.

« L’Etat français a une grande responsabilité en ce qui concerne les violations linguistiques », accuse G. Petriati. Le bilan se termine sur une note positive en admettant que « c’est avec de petits changements qu’intervient le grand changement ». En insistant sur l’importance de la pression citoyenne.

Source : Médiabask

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