F/A-18 de l’armée suisse contrôlés par la NSA

L’armée helvétique dépend, dans certains domaines sensibles, des Etats-Unis. Le système de navigation des avions militaires fonctionne ainsi uniquement avec un code fourni par la NSA.

Afin d’atteindre leur but au centimètre près, les jets de combat suisses ont besoin d’un système de navigation ultra précis. Pour cela, notre armée utilise un programme GPS, développé et contrôlé par les Etats-Unis, révèlent des recherches effectuées par le quotidien «Nordwestschweiz».

Pour pouvoir utiliser le programme en question, l’armée suisse se sert d’un code, nommé code P, fourni par l’agence nationale américaine de la sécurité (NSA). Comme le cryptage de la série de chiffres change chaque semaine, la NSA transmet hebdomadairement une nouvelle combinaison à la Suisse. Sans cette constante actualisation, le système de navigation perdrait en précision. Chez nous, ce sont principalement les jets F/A-18 et les hélicoptères du type Super Puma, Cougar et Eurocopter qui sont équipés de ce «super GPS», écrit le journal alémanique. La Suisse n’est pas le seul pays à utiliser le système perfectionné

Missiles également contrôlés

Contactée, l’armée de l’air suisse confirme les informations de la «Nordwestschweiz» sans donner davantage de précisions. «Sans ces codes nous serions toujours opérationnels, mais nous serions moins précis.» Un porte-parole a par ailleurs ajouté que l’armée suisse serait prête à envisager l’utilisation du système de navigation européen Galileo, lorsque celui-ci aura abouti.

Reste que la dépendance de la Suisse envers les Etats-Unis ne se limiterait pas seulement au code P fourni par la NSA. Les actualisations du logiciel des missiles air-air Amraam, dont sont équipés les F/A-18, seraient elles aussi contrôlées par les Etats-Unis, selon le quotidien. Un connaisseur de l’OTAN a expliqué à la «Nordwestschweiz»: «Les Etats-Unis veulent s’assurer que les armes qu’ils vendent ne soient pas utilisées contre eux.» Une ancien pilote suisse de F/A-18 confirme: «Techniquement et théoriquement, il est possible que les Etats-Unis contrôlent l’utilisation que nous faisons d’une telle arme. Le pays pourrait, par exemple, programmer une date de péremption dans le système. Un missile pourrait aussi être dévié de sa trajectoire.» L’armée de l’air suisse n’a pas souhaité s’exprimer sur ce point précis.

Source : 20minutes

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