Anouar Kbibech est salarié par Patrick Drahi

À la tête du Conseil français du culte musulman depuis trois mois, Anouar Kbibech est directeur des systèmes d’information chez le groupe SFR, propriété du militant « sioniste » revendiqué Patrick Drahi.

 

Aujourd’hui, mercredi 14 octobre, le Conseil français du culte musulman adresse ses « vœux de bonheur, de santé et de prospérité » aux fidèles pour marquer le premier jour de l’année 1437 de l’Hégire.

Devenu président du CFCM à la date du 1er juillet : Anouar Kbibech, ingénieur franco-marocain âgé de 54 ans.

Sa spécificité au sein de l’islam hexagonal ? Avoir œuvré, en tant que vice-président du CFCM dans les années précédentes, au dialogue islamo-chrétien.

Son ambition déclarée pour son mandat de 2 ans ? Travailler au rapprochement avec les instances de la communauté juive, dans le prolongement de ses actions passées, notamment dans l’association de « l’Amitié judéo-musulmane en France ».

Lundi 12 octobre, il affirmait sur l’antenne de TV5 Monde vouloir inciter les « musulmans de France » à « s’ouvrir » davantage à leurs compatriotes juifs.

Le 22 février, au micro de Judaïques FM, l’homme qui avait appelé les musulmans à se joindre – sans rechigner – à la manifestation « Charlie » du 11 janvier tenait déjà le même discours unilatéral auprès de Jean Corcos, président délégué de la commission pour les relations avec les musulmans du Crif et collaborateur de l’association France-Israël (présidée par l’ultra-sioniste Gilles-William Goldnadel).

Aujourd’hui président du CFCM, Anouar Kbibech -décoré de l’Ordre national du mérite- va plus loin que son prédecesseur Dalil Boubakeur en acceptant de participer à la « convention nationale du Crif » dont la prochaine édition -organisée par l’islamophobe Roger Cukierman– se tiendra le 1er novembre (avec –en guest stars– Mohamed Sifaoui, Philippe Val, Alain Bauer, Malek Boutih, Frédéric Encel, Meyer Habib et Bernard-Henri Lévy).

Si le CFCM bénéficie des cotisations d’environ 2500 mosquées pour assurer son fonctionnement, Kbibech continuera néanmoins d’exercer son activité professionnelle. Laquelle? Celle de « directeur des systèmes d’information » au sein du groupe SFR.

Et qui est devenu, en avril 2014, le propriétaire de l’opérateur de téléphonie mobile? Un certain Patrick Drahi, milliardaire né au Maroc, résident de l’axe Genève-Tel Aviv et citoyen ayant renoncé –en 2013– à la nationalité française.

La particularité de Drahi, généralement passée sous silence dans la presse traditionnelle et déjà rapportée en détail par Panamza?

Son « sionisme » militant et autoproclamé qui transparaît abondamment dans la ligne éditoriale de sa chaîne d’information i24news, fondée pour contrer Al Jazeera.

Kbibech sera-t-il encore plus zélé sur la question que son prédécesseur Boubakeur? Ce dernier n’avait pas hésité à afficher, entre autres marques de déférence envers la mouvance sioniste, son « admiration » pour « l’expansion d’Israël », quelques semaines seulement après la sanglante invasion de Gaza en 2009.

Sans oublier cet incident symbolique survenu l’an dernier : lors d’un rassemblement anti-Daesh, le service d’ordre de la Grande Mosquée (toujours dirigée aujourd’hui par Boubakeur) avait sommairement évacué un citoyen qui faisait connaître son exaspération à propos des massacres commis par l’armée israélienne.

L’installation de Kbebich à la tête du CFCM est d’ailleurs intervenue deux semaines après le lancement, par l’israélomane Manuel Valls, de la nébuleuse « instance de dialogue avec l’islam de France ».

Nul ne peut aujourd’hui affirmer catégoriquement que Kbibech -dont la carrière et le salaire dépendent de Drahi- manifestera un zèle croissant, sous prétexte de « dialogue judéomusulman », envers la frange sioniste et radicale de la communauté juive.

Mais au regard de sa participation au prochain colloque de l’islamophobe et ultra-sioniste Roger Cukierman, il est d’ores et déjà permis de douter de sa représentativité des musulmans (pratiquants ou non) de France, hostiles  -pour la vaste majorité- au colonialisme israélien et à la diabolisation de leur religion.

Source : Panamza

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