La France tue l’opposition.

Les combattants de la liberté interpellées à Louhossoa sont en cours de transfert vers Paris.

Michel Berhocoirigoin, Michel Bergouignan, Txetx Etcheverry, Stéphane Etchegaray et Béatrice Molle-Haran ont quitté le commissariat de Bayonne ce lundi pour être entendus par un juge à Paris.

Après avoir passé plus de 48 heures au commissariat de Bayonne, les personnes interpellées à Louhossoa vendredi 16 décembre sont en cours de tranfert vers Paris ce lundi.

Le Parquet anti-terroriste avait ouvert une enquête préliminaire avec les qualifications « d’association de malfaiteurs terroriste et infractions sur la législation sur les armes et les explosifs en bande organisée, le tout en relation avec une entreprise terroriste ».

La construction de la paix empêchée par la France
La destruction des armes d’ETA empêchée par les polices française et espagnole

Michel Tubiana, Michel Berhocoirigoin et Jean-Noël Etcheverry ont adressé un courrier à MEDIABASK dans lequel ils expliquent leur implication dans la destruction de l’arsenal d’ETA. Action interrompue par une opération policière à Louhossoa.

a rédaction de MEDIABAK a reçu différents documents de la part des personnes interpellées. Michel Tubiana, Jean-Noël Etcheverry, dit « Txetx » et Michel Berhocoirigoin y affirment vouloir « enclencher le processus  de désarmement de l’organisation armée [ETA, ndlr.], et procéder à la destruction d’un premier stock d’armes ».

Depuis le 3 octobre 2016, ces trois personnes très connues au Pays Basque ont décidé de s’engager dans le processus de désarmement de l’ETA. Ils précisent n’avoir « aucun lien ni subordination avec [elle] ». Jean-Noël Etcheverry est un militant des luttes écologiques et non violentes, Michel Berhocoirigoin, une figure du syndicalisme agricole et ancien président de Euskal Herriko Laborantza Ganbara et Michel Tubiana le président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme. Ces personnalités font l’objet d’une opération policière sur le lieu même où ils procédaient à la destruction d’une partie de l’arsenal de l’ETA. La liste de ce matériel « correspond à environ 15% de l’arsenal mis sous scellé de l’ETA », écrivent-ils.

Leur courrier est intitulé « La société civile a pris ses responsabilités et a déclenché le démantèlement de l’arsenal militaire de l’ETA – Opération policière en cours pour entraver cette initiative ». Ils justifient leur action par leur volonté de « contribuer à un avenir sans violence et démocratique pour le Pays Basque », pour lequel le désarmement serait « une condition incontournable ». Ils soulignent « cette situation absurde, où l’organisation armée veut remettre les armes à un Etat qui refuse que cela soit possible ». Ils appellent ensuite « la société civile et tous les élus à se rassembler immédiatement et en masse, dans un esprit totalement pacifique, pour soutenir la nécessité d’un désarmement ordonné et contrôlé ».

Source : mediabask

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