Hollande reste silencieux!

le Venezuela, l’Équateur, la Bolivie et Cuba solidaires de Dilma Rousseff.

Communiqué du gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela

La République Bolivarienne du Venezuela condamne catégoriquement le coup d’État parlementaire qui a lieu au Brésil contre la Présidente Dilma Rousseff, par lequel on s’est substitué dangereusement et illégitimement à la volonté du peuple de 54 millions de Brésiliens en violant la Constitution et en portant atteinte à la démocratie de ce pays frère.

Les oligarchies politiques et du domaine de l’entreprise qui, alliées avec des agents de l’empire, ont fait ce coup d’Etat contre la Présidente Dilma Rousseff ont recouru à des artifices anti-juridiques sous le format du crime sans responsabilité pour accéder au pouvoir par la seule voie qui leur est possible : la fraude et l’immoralité.

La République Bolivarienne du Venezuela exprime sa solidarité envers la Présidente Dilma Rousseff et envers les millions de femmes et d’hommes qui, dans une élection directe et secrète, ont élu la Présidente. Une trahison historique a été effectuée contre le peuple du Brésil et un attentat contre l’intégrité de la présidente la plus honnête dans l’exercice de la présidence de la République Fédérale du Brésil.

Ce coup d’État parlementaire fait partie de l’attaque de l’oligarchie et de l’empire contre les processus populaires, progressistes, nationalistes et de gauche dont le seul but est de restaurer les modèles néolibéraux d’exclusion sociale et d’exploitation de nos richesses naturelles qui amènera avec elle la pauvreté et le retard pour nos peuples et en finiront ainsi avec les modèles de vraie démocratie et d’intégration unitaire de la Région menés à bien par les Présidents Hugo Chávez, Néstor Kirchner, Lula Da Silva, Evo Morales, Tabaré Vázquez et Rafael Correa.

Le Gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela, respectueux du droit international et solidaire du peuple du Brésil, a décidé de rappeler définitivement son ambassadeur en République Fédérale du Brésil et de geler les relations politiques et diplomatiques avec le gouvernement né de ce coup d’État parlementaire. De la même façon, nous allons commencer un ensemble de consultations pour soutenir le peuple de cette nation sœur dont le système démocratique a été blessé et qui est désespéré à propos de ses conquêtes socio-économiques.

Caracas, 31 août 2016
Communiqué du gouvernement de l’Équateur
sur la destitution de la présidente Dilma Rousseff

Le Gouvernement de l’Équateur condamne les événements politiques survenus en République Fédérale du Brésil qui ont abouti, ces dernières heures, à la destitution définitive de la Présidente constitutionnelle Dilma Rousseff, légitime dépositaire du mandat donné par le peuple.

Le Gouvernement de l’Équateur condamne le trouble flagrant à l’ordre démocratique au Brésil qui prend en compte un coup d’État caché. Des personnalités politiques opposées et d’autres forces de l’opposition ont comploté contre la démocratie pour déstabiliser le Gouvernement et chasser de son poste de façon illégitime la Présidente Dilma Rousseff.

Ce processus fallacieux de destitution mené à bien dans une instance législative qui s’est achevé par la décision d’aujourd’hui n’a pas respecté le pré-requis essentiel de prouver que la présidente avait commis des délits de responsabilité. Le Gouvernement de l’Équateur ne peut éluder le fait qu’un nombre important de ceux qui ont été les décideurs dans le procès politique contre la Présidente sont l’objet d’une enquête pour de graves actes de corruption.

Face à ces faits exceptionnels, le Gouvernement de l’Équateur a décidé de rappeler pour consultation son chargé d’affaires en République Fédérale du Brésil.

Ces événements regrettables, inacceptables en plein XXIe siècle impliquent un sérieux risque pour la stabilité de notre région et constituent un grave retour en arrière dans le renforcement de la démocratie qui a coûté tant d’efforts et de sacrifices à nos peuples.

(Source)

La Bolivie rappelle son ambassadeur au Brésil
après la destitution de la présidente Dilma Rousseff

Le président de la Bolivia Evo Morales a annoncé sur son compte Twitter le rappel de son ambassadeur au Brésil après la destitution de la Présidente Dilma Rousseff par e Sénat.

« Nous rappelons notre ambassadeur au Brésil pour prendre les mesures qui s’imposent en ce moment », a écrit le président sur Twitter.

« Nous condamnons le coup d’Etat parlementaire contre la démocratie brésilienne. Nous sommes avec Dilma, Lula et leur peuple en ce moment difficile. Courage, Dilma ! », a écrit le président bolivien.

(Source)

Cuba condamne le coup d’État parlementaire et judiciaire
contre la Présidente Dilma

Le Gouvernement Révolutionnaire de la République de Cuba condamne énergiquement le coup d’État parlementaire et judiciaire qui s’est déroulé contre la Présidente Dilma Rousseff.

Le séparation du gouvernement de la Présidente sans qu’il n’y ait aucune preuve du délit de corruption ni de crimes de responsabilité et avec elle du Parti des Travailleurs (PT) et d’autres forces politiques de gauche alliées constitue un acte de désobéissance envers la volonté souveraine du peuple qui l’a élue.

Sous les gouvernements de Luiz Inácio Lula da Silva et de Dilma Rousseff, il s’est développé un modèle économique et social qui a permis au Brésil de faire un saut dans la croissance de sa production avec l’inclusion sociale, la défense de ses ressources naturelles, la génération d’emplois, le combat contre la pauvreté, la sortie de la misère de plus de 35 millions de Brésiliens qui vivaient dans des conditions inhumaines et l’augmentation du revenu de 40 autres millions, l’élargissement des opportunités dans l’éducation et la santé du peuple et même dans des secteurs jusque là marginalisés.

Dans cette période, le Brésil a été un stimulant actif de l’intégration latino-américaine et caribéenne. La défaite de l’Accord de libre commerce pour les Amériques (ALCA), la convocation du Sommet de l’Amérique latine et des Caraïbes sur l’intégration et le développement (CALC) qui a ensuite amené la création de la CELAC et la constitution de l’UNASUR sont des événements importants dans l’histoire la plus récente de la région qui démontrent le rôle actif de ce pays.

De même, son engagement envers les nations du tiers monde, en particulier d’Afrique, dans le groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) et dans le cadre de l’Organisation des Nations unies, de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation Mondiale du Commerce entre autres constituent une reconnaissance de son influence internationale.

L’exécutif brésilien sous les gouvernements du PT dans des domaines cruciaux de la situation internationale comme la défense de la paix, le développement, l’environnement et les programmes contre la faim mérite également des éloges.

Les efforts de Lula et Dilma pour réformer le système politique et mettre de l’ordre dans le financement des partis et de leurs campagnes sont bien connus ainsi que leur soutien aux investigations contre la corruption qui ont été ouvertes et à l’indépendance des institutions qui les ont à leur charge.

Les forces qui exercent à présent le pouvoir ont annoncé des privatisations des réserves de pétrole en eaux profondes et des coupes dans le programmes sociaux. Ils parlent également d’une politique étrangère qui privilégie les relations avec les grands centres du pouvoir internationaux. Beaucoup de ceux qui jugent la Présidente sont sous le coup d’une enquête pour corruption.

Ce qui est arrivé au Brésil est une autre expression de l’offensive de l’impérialisme et de l’oligarchie contre les gouvernements révolutionnaires et progressistes d’ Amérique Latine et des Caraïbes qui menace la paix et la stabilité des nations en contrevenant à l’esprit et à la lettre de la Proclamation de l’ Amérique Latine et des Caraïbes comme Zone de Paix signée au IIe sommet de CELAC, en janvier 2014, à La Havane par les chefs d’Etat et de Gouvernement de la région.

Cuba affirme sa solidarité envers la Présidente et envers le Camarade Lula, avec le Parti des Travailleurs et exprime sa confiance dans le fait que le peuple brésilien défendra les conquêtes sociales obtenues, s’opposera avec détermination aux politiques néolibérales qu’ils tentent de lui imposer et au pillage de ses ressources naturelles.

La Havane, 31 août 2016
Source : E&R

 

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