Bedos a le droit de dire « enculé de nègre »

 

Le CollectifDom (Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais) a perdu ce mardi le procès pour injure raciale qu’il avait fait à l’humoriste Nicolas Bedos pour une chronique dans laquelle il employait les expressions « indolence insulaire », « autochtones oisifs » et « enculé de nègre ».

 

Nicolas Bedos a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris, tout comme le directeur de Marianne, qui avait publié les textes litigieux en décembre 2012. Nicolas Bedos y évoquait ses vacances en Guadeloupe et son pénible retour. Nicolas Bedos parlait de sa fiancée qui, « la veille, déguisée en nudiste, fredonnait du Jean Ferrat sur une plage d’autochtones oisifs, enfonçait désormais ses ongles sur l’application Bourse.com de son iPhone 5, vitupérant la ’feignasserie’ d’un pays sursyndiqué ».

En employant l’expression « autochtones oisifs », dans « un ton se voulant absurde et décalé », l’auteur « ne fait aucun lien (…) entre la couleur de peau et une supposée paresse, de manière explicite ou implicite », a jugé la 17e chambre du tribunal. Nicolas Bedos évoquait également sa rencontre avec son guide chauffeur de taxi, un certain Gilles, « un génie », « merveilleux produit de l’indolence insulaire », qui « manie si bien la langue française qu’il fait frissonner mon clitoris lexical ». « Loin d’être un terme de mépris », l’expression « indolence insulaire » « est appliquée à une personne présentée positivement », ont estimé les juges.

 

Source : BFMTV

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