Des abus dans près de 40% des cas

La répression des fraudes s’est intéressée aux habitudes des réparateurs de voitures. Elle a relevé une cinquantaine de pratiques trompeuses

ffichage tarifaire obsolète, incomplet, voire inexistant (surtout dans les garages indépendants), prix affiché hors taxe et non TTC, taux de la TVA pas à jour, tromperie sur les prestations… Les réparateurs automobiles sont dans le viseur de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Et pour cause, selon une enquête de l’Insee, les ménages consacrent 11% de leur budget à leur voiture et l’entretenir « coûte de plus en plus cher chaque année ». Une hausse qui « s’explique par la spécialisation accrue de la main-d’œuvre et la complexité des réparations liée à l’électronique embarquée. Ainsi, le prix de la plupart des opérations d’entretien, facturées au forfait, augmente ». Un avis que partage la DGCCRF, qui estime que « le coût des prestations pouvant atteindre des niveaux élevés compte tenu de la complexité et de la technicité des interventions, la qualité de l’information préalable est donc déterminante pour le consommateur ».

Près de 40% d’infractions

Quoiqu’il en soit, sur les 803 établissements visités, la répression des fraudes a relevé un taux d’infraction « élevé (38,85%), qui justifie une surveillance régulière du secteur » par ses agents (275 avertissements, 26 injonctions, 21 procès-verbaux).

Au total, ce sont une cinquantaine de pratiques trompeuses que ont été épinglées. Ces pratiques trompeuses concernent essentiellement « le contenu des forfaits, le non-respect des barèmes, le non-respect des taux horaires affichés, la facturation systématique d’un essai routier, y compris lors de travaux ne le nécessitant pas (une vidange par exemple), la tromperie sur la prestation de services (travaux facturés mais non réalisés). »

Source : Sudouest

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