Un témoignage discordant

Des « blancs », « extrêmement musclés », dans une « Mercedes noire »

Ce texte est la traduction d’un témoignage publié par le Daily Mirror sur la fusillade de la rue de Charonne, au bar La Belle Équipe. Il pourrait confirmer la thèse d’une quatrième équipe de tireurs.

Le Daily Mirror publie le témoignage de Mahoud Admo, 26 ans, qui logeait à l’Armée du Salut le soir où l’attentat a été commis. Voici son verbatim :

« J’étais juste dans ma chambre et j’avais la fenêtre ouverte sur la rue en bas.

Je pouvais voir toute une foule assise à l’extérieur du bar, en train de dîner ou de prendre un verre. La place était bondée de gens qui s’amusaient.

Vers 21h30 un Mercedes noire neuve a remonté la rue avec des fenêtres teintées à l’arrière, et les fenêtres du passager et du conducteur baissées. J’ai pu distinctement voir le visage du passager parce qu’il ne portait ni chapeau ni masque.

Dès que la voiture s’est arrêtée il a calmement ouvert la porte et il est sorti juste en face du restaurant.

C’est à ce moment que je l’ai vu tenir une arme automatique qui reposait sur sa hanche. Je n’arrivais pas à croire ce que je voyais.

Les gens en terrasse ont repéré le tireur qui s’approchait avec son arme et ils ont essayé de se réfugier à l’intérieur mais il les a abattus sur le pas de la porte.

Alors les gens à l’intérieur se sont avancés pour voir ce qui se passait et il les a aspergés de munitions. J’ai essayé d’attraper mon téléphone pour filmer mais le tireur a vu la lumière de mon téléphone et j’ai dû me baisser derrière le mur quand il a tiré sur l’hôtel. Le tireur a rechargé son arme calmement à plusieurs reprises. Il a alors tiré sur les fenêtres dans la rue pour être sûr que personne ne puisse filmer ou prendre des photos. Cela a duré plus de six minutes.

Il a tiré énormément de munitions. Il était blanc, rasé de près et avait des cheveux noirs bien coiffés. Il était habillé tout en noir avec une écharpe rouge.

Le tireur avait environ 35 ans et un corps extrêmement musclé, ce qui se voyait à la taille de ses bras. Il ressemblait à un haltérophile.

Il ne portait pas de gants et son visage était impassible quand il marchait en direction du bar.

Le conducteur a ouvert sa porte un peu avant que la fusillade ne commence et il s’est levé, le bras et une arme automatique posés sur le toit de la voiture. Il est resté comme ça, un pied dans la porte comme s’il faisait le guet.

Je le décrirais comme grand, avec des cheveux sombres et aussi très musclé. On aurait dit des soldats ou des mercenaires et ils semblaient tout faire comme dans une opération militaire. C’était évident qu’ils étaient tous les deux très lourdement armés et que le tireur portait plusieurs chargeurs sur lui.

Ils se sont ensuite calmement assis dans la voiture et ont démarré en trombe en direction du théâtre du Bataclan.

Au bout de cinq minutes la police et les ambulances sont arrivées. Il y avait environ 20 corps gisant sur le sol à l’extérieur du bar et toutes les fenêtres autour étaient criblées de balles. C’était terrible. On pouvait voir où les gens avaient été blessés. Vers 5 heures du matin, les cadavres étaient couchés dans la rue sous des couvertures jaunes jusqu’à ce que des ambulances les emmène. »

On le voit, ce témoignage donne une version très différente de la fusillade, l’attribuant notamment à un tireur blanc, en Mercedes. La fusillade aurait duré plus longtemps que dans la version officielle. En revanche, le témoin donne une arrivée assez rapide des secours…

Rappelons ici que seule une confrontation des témoignages permet de garantir une compréhension approchée de ce qui s’est réellement passé ce soir-là.

Source : eric-verhaeghe.fr

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